Impostures politiques, économiques et morales

Depuis plus de quarante ans, la libéralisation des échanges a pris corps et s’est imposée à partir de 1974, avec le Président Valéry Giscard d’Estaing, en allant dans le sens de ce que voulaient Bruxelles et l’OMC, en supprimant progressivement la préférence communautaire. Ceci fut plus qu’une erreur, « une faute » !

Mais, lorsque le Président, après que les Français aient dit « non » le 29 mai 2005, à son Traité établissant une constitution pour l’Europe, eut l’outrecuidance de rappeler à l’opinion « les Français, ils ont dit non, mais jusqu’à ce qu’ils disent oui on leur demandera de revoter », il s’agissait d’une réelle imposture.

Et  lorsqu’en son temps, le Président Jacques Chirac eut la sagesse de proposer un référendum sur la constitution européenne de VGE, et que le Président Nicolas Sarkozy, lui, de son côté, passait outre l’avis des Français, là encore de la part de Sarkozy ce fut une réelle imposture.

Quand on pense que ces deux personnalités, Giscard et Sarkozy, pourfendeurs des nations, ont siègé au Conseil Constitutionnel, on peut se poser la question : dans qu’elle République vivons-nous ?

Mais encore, lorsque le président François Hollande de son côté, agissait dans le plus grand secret en soumettant notre pays et l’Europe au Traité de libre-échange transatlantique que les Etats-Unis avec le concours de l’OMC et de Bruxelles cherchaient à imposer aux 800 millions d’Européens, là encore de la part de François Hollande ce fut une réelle imposture !

De son côté, Marie-France Garaud avait bien raison lorsqu’elle prétendait dans « La fête des fous » (Plon 2006), que la République était morte.

Notre République est bien morte

– Décadence, Valeurs bafouées.
– 6 millions et demi de sans-emplois réels.
– Dette astronomique, Insécurité amplifiée.
– Société sclérosée.
– Révoltes sous-jacentes.
– Pouvoir incapable de se réformer en profondeur.
– Constitution décomposée.
– État sans tête.

Une fois disparue, que nous restera-t-il ?
La Nation ! Oui, la Nation. La notion de nation est un socle tangible.

Mais, si rien n’est fait rapidement pour la protéger, elle aussi disparaîtra. Car ses destructeurs implacables, fédéralistes acharnés ne cesse de s’y employer. La liquidation judiciaire de l’État une fois confirmée, notre Nation sera à la merci des chacals et des repreneurs.

Bientôt, l’Europe fédérale, technocratique, apolitique, anti-démocratique et ethnique nous submergera. Toujours est-il qu’en attendant, il s’agit bien d’un nouvel Empire germanique programmé !

Le problème est que notre nation se trouve dans un état comateux, comme une terre qui a subi tous les caprices du temps. Et si nous tentions de lui redonner vie, le temps de lui préparer une nouvelle jeunesse ?
Mettons-là quelques mois en jachère, puis éliminons l’ivraie, fournissons-lui une bonne dose d’engrais, d’engrais « naturel » j’entends, pour la voir refleurir et la République avec elle…

Ces Impostures politiques, économiques et aussi morales, auront disqualifié notre pays aux yeux du monde.


Dans son livre  « L’Europe en crise Que faire ? Pour une autre Europe » (Clément Juglar 2005), Maurice Allais rappelait :

L’Absolue nécessité pour la France de restaurer les valeurs morales

 « L’effondrement du système totalitaire dans les Pays de l’Est et en URSS ne saurait masquer les risques de désagrégation morale qui menacent notre propre société, et qui, si nous ne réussissons pas à y faire face efficacement, peuvent compromettre décisivement notre avenir.

Quels sont ces risques et quels sont les facteurs déterminants ? Ce sont essentiellement l’égalitarisme, une formation insuffisante et inappropriée de la jeunesse, l’influence démoralisatrice de la télévision, l’instabilité sociale résultant d’une immigration massive déraisonnable, le développement accéléré de la violence, de la criminalité et de la drogue, une démagogie démesurée, une régression générale des valeurs morales, l’incompréhension, enfin, des conditions économiques et éthiques qu’implique une société humaniste et libérale.

Partout se manifeste une régression des valeurs morales (…) Le travail, le courage, l’honnêteté ne sont plus honorés. La réussite économique, fondée trop souvent sur des revenus indus, ne tend que trop à devenir le seul critère de la considération publique. En engendrant des inégalités croissantes et la suprématie partout du culte de l’argent avec toutes ses implications, le développement d’une politique de libéralisation mondialiste anarchique a puissamment contribué à accélérer la désagrégation morale des sociétés occidentales. (…)

Oui, il n’est plus que temps de mettre fin au libre-échange international, le cancer mondial (H.D.)

En fait une société libérale ne saurait s’identifier à une société laxiste, laissez-fairiste, pervertie ou manipulée. Elle implique un minimum de règles que l’Etat se doit de faire respecter, et qu’en tout cas il doit lui-même respecter. On ne cesse aujourd’hui de discourir sur les droits de l’homme. Mais les droits de l’homme sont indissociables des devoirs de l’homme. (…)

De tous les principes moraux issus de la longue expérience des siècles, il en est un qui transcende tous les autres : « Ne fais jamais aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fit ». C’est là un principe qu’il faudrait graver dans toutes les écoles, dans toutes les universités, dans tous les lieux publics et gouvernementaux dans le monde entier. »